Critique: Stupeur et tremblements par Amélie Nothomb


71458Stupeur et tremblements par Amélie Nothomb

Ma note: 4 de 5 étoiles
Reçu: Emprunté
Publication: 1999
Maison de publication: Le livre de poche
Point de vue: 1ère personne et Féminine
Âge recommandé: 16+
Genres &  Thèmes: Adulte, Satire, Contemporain

Buy This Book from Book Depository, Free Delivery World Wide

Résumé:

Au début des années 90, la narratrice est embauchée par Yumimoto, une puissante firme japonaise. Elle va découvrir à ses dépens l’implacable rigueur de l’autorité d’entreprise, en même temps qu les codes de conduite, incompréhensibles au profane, qui gouvernent la vie sociale au pays du Soleil levant.

D’erreurs en maladresses et en échecs, commence alors pour elle, comme dans un mauvais rêve, la descente inexorable dans les degrés de la hiérarchie, jusqu’au rang de surveillante des toilettes, celui de l’humiliation dernière. Une course absurde vers l’abîme – image de la vie -, où l’humour percutant d’Amélie Nothomb fait mouche à chaque ligne.

Entre le rire et l’angoisse, cette satire des nouveaux despotismes aux échos kafkaïens a conquis un immense public et valu à l’auteur d’Hygiène de l’assassin le Grand Prix du roman de l’Académie française en 1999.

CRITIQUE:

«L’argent, chez Yumimoto, dépassait l’entendement humain. À partir d’une certaine accumulation de zéros, les montants quittaient le domaine des nombres pour entrer dans celui de l’art abstrait.» p. 16

Les figures de style d’Amélie Nothomb arrivent à m’arracher un sourire à tous les coups. Stupeur et tremblements est mon deuxième roman par cette impressionnante auteure, le premier étant Cosmétique de l’ennemi, que l’on m’a obligé à lire en cours de Français, il y a de cela quelques années.

Mais quelle histoire! Quelle cruauté de la part de certains personnages! On est en 1990. Tout ce que l’héroïne a jamais voulu, c’est de travailler au sein d’une compagnie japonaise. C’est son rêve. La compagnie «Yumimoto» l’a engagée et, alors qu’elle pensait que tout allait bien se passer, les gens la traitent pire qu’un chien!

«Monsieur Omochi est très fâché contre vous. Vous avez créé une ambiance exécrable dans la réunion de ce matin : comment nos partenaires auraient-ils pu se sentir en confiance, avec une Blanche qui comprenait leur langue? À partir de maintenant, vous ne parlez plus japonais.» p. 20

Fubuki, sa supérieure, est la seule personne qui semble être de son côté ce qui, naturellement, est plutôt ironique même si cela ne dure point. Mais alors il faut savoir que les Japonais ont plusieurs supérieurs et plusieurs échelons hiérarchiques. Fubuki a elle-même des subordonnés auxquels elle se doit de répondre. Bon, tout à l’air très compliqué mais, quand on y pense, ce n’est pas très différent de notre culture.

Par contre, ce qui me choque, c’est tout le reste : la façon dont elle est traitée, son interdiction de poser de questions et les ordres puérils qu’elle reçoit! Elle n’a pas été engagée pour servir des cafés et écrire des lettres sans importance, bon sang.

Plus l’histoire avance, plus nous remarquons un changement chez Amélie, le personnage principal. Son opinion d’elle-même commence à se détériorer. Ses rêves, ses besoins et ses aspirations perdent de leur valeur à ses yeux. Elle parle de sa scolarité en affirmant qu’elle «avait été assez sotte pour faire des études supérieures.» p. 60. Elle se perd. Elle se réduit à néant—Ils la réduisent à néant.

Ce roman m’a grandement troublée, mais il m’a aussi permis de voir à quel point la vie peut être cruelle dans certains endroits et pour certaines personnes. J’en ai beaucoup appris sur le despotisme. J’ai été complétement absorbée par la lecture de cette satire, donc je recommande vivement la lecture de ce roman révélateur et troublant.

«Ce que j’aime, dans la crucifixion, c’est que c’est la fin. Je vais enfin cesser de souffrir. Ils m’ont martelé le corps de tant de nombres qu’il n’y a plus place pour la moindre décision. Il me trancheront la tête avec un sabre et je ne sentirai plus rien.» p. 84

Book Depository | Youtube | Twitter | Instagram | Google+ | Goodreads | Bloglovin’

Advertisements

8 thoughts on “Critique: Stupeur et tremblements par Amélie Nothomb

  1. It sucks that she’s treated so badly because she’s a foreigner! The despotism would totally piss me off too! But I’m so glad you enjoyed the book regardless! 🙂 (Je n’ai pas écrit le commentaire en français parce que je ne parle pas bien xD).

    Like

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s